(R)évolutionsV.I.P.

Allan Floury, notre 4 600 ème fan facebook positivement révolutionnaire

En fonction du postulat que l’on fait sien… existe ? n’existe pas ?  nous partirons du constat que le hasard fait bien les choses. Car ce qui découle de la mise en branle des concours de circonstance, se révèle souvent étonnant, amusant, troublant, voire concomitant. On appelle aussi cela… la synchronicité. C’est en tout cas ce qui s’est produit pour nous, quand nous avons lancé notre offre, sur notre page facebook, à l’attention de notre futur 4 600 ème fan.

L’occasion d’une rencontre étonnante au tirage du hasard

Notre (honnête) proposition ?  Tirer le portrait, faire faire une photo par un(e) de nos talentueux/ses photographes, de l’heureux /se gagnant(e) tiré au sort pour peu qu’il ou elle soit Bordelais(e). Car si la vision globale de Jugeote n’a pas de frontière, à vélo, en bus, en tram, à pieds, rien ne vaut le local et l’intra-muros pour réduire son empreinte écologique.

C’est ainsi que 4598… 4599… 4600 ! Bingo ! Le 11 février, le chanceux élu serait Allan Floury, jeune vendéen, bordelais depuis… le mois de septembre. Premier heureux hasard.

Le second étant que quelques jours plus tard, le 14 février,  jour de la Saint Valentin, il aurait 25 ans.

Et le troisième, qu’après la séance et un bel échange, il s’avérerait qu’au portrait photo, s’ensuivrait un portrait en mots, parce que comme vous allez le constater, Allan Fleury mérite vraiment d’enrichir notre rubrique V.I.P (Very Intéressante Personne) ✌︎

Allan Fleury, le 4600 ème fan de Jugeote shooté par Valy D.

Rencontre avec Allan Floury shooté par Valy D. à Darwin, l’éco-système de la caserne Niel

 Who’s that boy ?

Comme nous l’avons vu, Allan Floury a vu le jour en 1990, le jour de la Saint Valentin (dignement fêtée par nous dans notre rubrique météore : Jugeote montre ses saints), à La Garenne Colombes (92), quand c’est aux Sables d’Olonne qu’il grandira.

Après des études de commerce à l’échelle européenne, il entrera dans la vie active en travaillant  pour de grands groupes de l’agro-alimentaire. Sodebo, Fleury Michon, pour ne pas les nommer, entreprises vendéennes qui s’évertuent à garder un esprit familial, à créer de l’emploi, à nourrir le territoire, mais font tout de même partie du rouleau compresseur de la grande distribution.

Allan qui en fait vite le tour, aspire à autre chose et décide de partir 1 an, en Amérique du nord en pratiquant le WWOOFING, l’acronyme anglais de World Wide Opportunities on Organic Farms, ce mode de voyage solidaire, écologique et économique.

L’idée initiale étant de se déplacer de ferme en ferme bio pour y travailler en échange du gîte et du couvert, auxquels d’autres concepts se sont greffés comme le CouchSurfing, où le principe est de découvrir le monde en dormant chez l’habitant, passant de canapé en canapé (d’où le nom).

Bref tout ce qui fait appel au collaboratif pour mieux vérifier ce que les deux continents partagent en matière de mouvements alternatifs.

De Québec à Toronto, de New York à Chicago

Welcome to Detroit, City of Transition

Welcome to Detroit, City of Transition

Or il y a bien un socle de valeurs communes, Allan citant Détroit comme premier exemple, ville  économiquement sinistrée, où le pouvoir de la communauté est devenu hyper puissant. « Les habitants se sont réappropriés la terre, mis des poules et des chèvres, créé des jardins partagés ».

Là-bas, il est logé par Riet Schumack, une Hollandaise coordinatrice de Neighbors Building Brightmoor and the Brightmoor Farmway, une fédération communautaire pétrie d’amour, de compassion et de bienveillance au service d’une autre vie.

À son contact, il donnera même des cours d’agriculture aux jeunes.  » A Détroit, explique-t-il, deux mondes coexistent. Un monde en faillite gangréné par la criminalité et un monde qui se retrousse les manches pour faire bouger les lignes. Un monde où on se responsabilise et où on prend en main son quotidien ».

À Montréal et Chicago, il intègre des start up, rencontre nombre d’entrepreneurs qui misent autant sur la solidarité que sur le profit.

S’ensuit une seconde phase de Wwoofing en Alberta (Canada) où, hébergé dans une famille vivant en auto-suffisance alimentaire, il s’initiera à l’apiculture, fera du vin et mangera la viande qu’il aura lui-même chassé… à l’arc, le burger de biche et d’élans composant son ordinaire.

Sur les traces d’Into the Wild

Allan Floury sur les traces d'Into the wild

Sur les traces d’Into the Wild

Loin, toujours plus loin dans sa soif d’aventure il gagne l’Alaska, où  il entreprend de marcher sur les traces de Christopher McCandless, connu du grand public grâce au film de Sean Penn, Into the Wild.

Cette quête, même s’il n’adhère pas à la fuite du héros, le fera travailler sur ses peurs.  « Il y a rarement un danger réel, confie-t-il, on se les crée souvent soi-même. Un tel périple demande en fait, beaucoup de lâcher prise ».

Aussi, son truc à lui pour s’en affranchir sera de marcher pendant 4 jours avec 15 kg dans le dos, dans la boue, la glace. De traverser des rivières en évitant soigneusement de ne pas de faire dévorer par les loups, attaquer par les grizzlis ou charger par les élans. Le tout juste armé d’un petit couteau qu’il perd d’entrée, et fort de ses 60 kg pour 1m 74.

De l’Islande à CforGood

Intéressé par leur auto-suffisance énergétique autant que par attrait touristique, notre jeune aventurier finira son voyage en Islande.

Consommer différemment et rencontrer des gens pourrait être le résumé de ce qui le guide désormais. Cesser de donner raison à un système que l’on ne cautionne pas, mais dont on reste prisonnier, la genèse de son projet actuel.

CforGood

adepte d’une révolution positive via des bons plans, des dons et des événements

Car aujourd’hui, Allan a posé son sac et créé, CforGood, une plateforme pour les adeptes du changement qu’il est venu développer, ici, à Bordeaux !

Une idée dont la base line  est de participer, au quotidien, à la création du monde de demain… sans avoir à prendre les armes, via des bons plans, des dons et des événements !

Permettre à la fois le maintien de commerces éthiques, le développement d’initiatives associatives et entrepreneuriales et l’avènement d’une consommation responsable à la portée de tous…

Et ça, à Jugeote ça nous parle grandement. A tel point que nous avons décidé de rajouter CforGood à nos partenaires, histoire de grossir les rangs de son cercle vertueux.

Conscients comme lui que nous vivons une crise. Période charnière idéale pour prendre conscience de tous les non-sens que nous devons éradiquer, tels des  transgresseurs pacifiques, des révolutionnaires positifs. A l’image d’Allan Floury, notre 4 600 ème fan qui en a.

Isabelle Camus

Isabelle Camus

Journaliste, serial blogueuse, anglophile, tea-addict et ecolo-geek de la génération X.
Peu adepte des chemins balisés, elle a vécu moultes aventures dans la sphère journalistique bordelaise en collaborant à Sud Ouest, Aqui.fr, Spirit, Human & Terre et Rue89 Bordeaux.
Activité bitextuelle (print + numérique) à laquelle il faut rajouter la création du blog “Chartron's place to be”, du pure player “My Global Bordeaux” et du petit dernier "What a biotiful world" relais de plusieurs années dans le secteur des produits culturels.
Savourant tous les jours sa chance de vivre dans une ville magnifique en bordure d'eau, non seulement XVIIIème, mais plate, elle entretient indéfectiblement et par tous les temps, son penchant naturel pour le glocal (penser global et agir local)... à vélo !