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DÄTCHA MANDALA, LES OVNIS BORDELAIS

On dit toujours que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus. Soit ! En l’occurrence les 3 garçons tendance heavy-blues-psychédélique de DÄTCHA MANDALA, le groupe  bordelais   qui monte, qui monte, viennent certainement d’une autre planète… À choisir ce serait certainement Neptune… la mystique. Rencontre…

JUGEOTE : La question pour ouvrir le feu est de savoir comment vous vous êtes rencontrés ?

Nicolas

Nicolas

JB : Nicolas (le chanteur bassiste) et moi-même on s’est rencontrés au collège sur le morceau « Smoke on the water » de Deep Purple et on a discuté 5 minutes. Lui faisait de la guitare et il chantait. Et moi je faisais de la batterie. Alors on s’est dit ce serait cool de monter un groupe donc, viens chez moi… et…
Nicolas : Ça je crois que c’était le mardi et on a répété le samedi.
JUGEOTE : Un vrai coup de foudre amical sur fond musical ?
JB : musical on ne savait pas trop au début… Du coup on s’est vus le samedi suivant et depuis ce jour on ne s’est pas quittés… C’était en 2005…
JUGEOTE : Ah effectivement… Vous étiez très jeunes…
JB : Oui… 12/13 ans… ça va faire 10 ans. On a commencé un premier groupe au collège qui a splitté quand on est arrivés au lycée. On a quand même continué tous les deux avec le bassiste du premier groupe… qui est parti… Et entre temps Jérémy est arrivé (à la guitare), Nicolas est passé à la basse et on a commencé avec un groupe qui s’appelait Honky Tonk… On a décidé de changer de nom le 18 septembre 2009… et depuis ce jour on est les DÄTCHA MANDALA
JUGEOTE : Le nom… DÄTCHA MANDALA, il vient d’où exactement ?
JEREMY : Des heures d’ennui en classe… En fait on était en cours avec Nico et dans la même journée on a vu le mot DÄTCHA sachant qu’ on était un peu portés sur les mandalas … En fait, pour faire simple, c’est juste un concept qui veut dire le ying et le yang… L’équilibre symbolique des forces spirituelles et matérielles.
DÄTCHA représente le côté matériel et MANDALA le spirituel. Les 2 mots ensemble on trouvait que cela sonnait bien… Et puis Honky Tonk il y avait mille groupes qui s’appelaient comme ça déjà… alors que DÄTCHA MANDALA… ça n’existe pas… même si on sait qu’à Bordeaux il y a un groupe qui s’appelle DÄTCHA… mais c’est pas nous !
JUGEOTE : Votre univers est un brin psyché… Où puisez vous vos inspirations ?
JB : De nos parents. En fait le père de Jérem et mon père sont tous les deux bassistes. Ils avaient tous les 2 des groupes quand on était jeunes et ils continuent d’ailleurs à jouer. Mes parents m’ont bercé au blues, au rock… ça allait de LED ZEP/ AC DC / DEEP PURPLE en passant par ZZ TOP. Du coup mon éducation musicale s’est faite comme ça, mais aussi à force de creuser quand je faisais de la batterie, je suis allé vers le métal.
NICOLAS : Moi c’est différent. On n’écoutait pas tant de musique que ça à la maison, ça ne jouait pas non plus, mais dans la voiture on écoutait Polnareff, William Scheller. D’ailleurs j’adore encore ! Je n’ai jamais eu de période métal comme les autres ont pu avoir au lycée. Je suis passé direct à David Bowie, les Stones…ou encore Les Beatles … Du coup je n’ai pas eu d’éducation musicale dans ce sens-là, mais il y avait une guitare sèche qui trainait dans le salon, que mon père m’avait offerte quand j’étais plus jeune. Mon grand frère s’est mis à en jouer pour draguer les filles au collège… et je me suis dit, moi aussi je peux le faire. À la base je voulais faire du théâtre et je me suis mis à gratter…J’ai rencontré JB…

Jean-Baptiste

Jean-Baptiste

JB : et du coup, rencard tous les samedis chez moi dans ma chambre !
JUGEOTE : Vous avez fait beaucoup de scène à l’extérieur de la Gironde, vous pouvez nous en dire plus ?
JB : Le 5 décembre on a joué au Vox à Mulhouse… ensuite on a enchaîné avec l’Allemagne. Et la Slovénie… qui a été portée par la radio RIG à Blanquefort. Cindy l’animatrice a monté FESTEM, un projet à dimension européenne avec un groupe espagnol, un groupe slovène et nous. Trois groupes de rock. On est déjà allé à Madrid, les autres sont venus à Bordeaux, la semaine de la fête de la musique et la dernière étape aura été la Slovénie…
En fait, cette année on a rencontré au festival « Relâche » de « Allez les Filles » un groupe allemand : les Dinausor Truckers. Ils ont kiffé ce qu’on a fait. Un des membres du groupe qui est plus ou moins tourneur en Allemagne, nous a dit de le contacter et qu’il nous trouverait des dates. Étant donné que l’on partait pour la Slovénie, on s’est dit que ce serait bien de passer par l’Allemagne, et donc il nous a trouvé quelques plans.

 

JUGEOTE : Votre carrière est en train de prendre son envol, et ça se comprend… Quand on vous voit sur scène, on peut dire que vous êtes habités quand même… 

JB : On nous le dit souvent… possédés (rire général)
JUGEOTE : Au niveau national qui s’occupe de votre planning?
JB : En fait, on marche avec Kriss, de Maximum Tour Music. C’est un tourneur local. On l’a rencontré il y a 3 ans. Depuis ce temps-là il prend du galon aussi et c’est lui qui nous place généralement sur les concerts en Gironde, en Aquitaine et même en extérieur de plus en plus. Il commence à avoir pas mal de plans et c’est plutôt cool. On passe surtout par lui… Après il y a Jimmy, de  Mars Red Sky,  un groupe d’ici qui bosse à 3C, un tourneur local qui nous a trouvé de très bons plans, comme des premières parties à Bordeaux entre autres…
JUGEOTE : Qui écrit ?? Qui compose ?
JB : Tous les trois. Pour les textes généralement c’est quand même Nico…
NICOLAS : vu que c’est moi qui chante… il faut que ça sorte des tripes !!
JUGEOTE : Mais quand tu écris tu penses en anglais ou en français ?
NICOLAS  Un peu les deux. En répet c’est du yaourt avec des phrases qui veulent dire parfois quelque chose (rires)… au départ ce qui m’importe le plus c’est la mélodie. Et une fois que j’ai la mélodie qui va bien avec la couleur du morceau, ça va m’inspirer un thème. Et à partir de là… j’écris direct en anglais. D’ailleurs pour l’anglais et la prononciation je peux dire merci à Dre Gipson… on l’a rencontré en 2013. C’est l’ex-clavier de Fishbone… une vraie belle rencontre professionnelle !

Jérémy

Jérémy

JUGEOTE : Et quels sont vos thèmes de prédilection ?
JB : C’est souvent le sujet de l’équilibre… DÄTCHA MANDALA… Le Ying et le yang… la vie, la mort… et parfois l’amour… Comme on fait de la musique inspirée du  blues, il y a souvent des thèmes qui reviennent et qui parlent des femmes et de l’amour avec un grand A… Mais aussi parfois ça parle du groupe… de notre situation à l’instant T où nous nous trouvons.
JUGEOTE : Justement vous voulez allez où ?
JB : Sur Mars… (rires)
JUGEOTE : Vous aimeriez être où dans 5 ans ou 10 ans ?
JB : C’est dur à dire. En fait, on aimerait que ça aille le plus vite possible. On veut tourner un maximum, être sur la route, commencer à en vivre. Savoir que partout où tu vas, tu peux remplir des salles parce qu’il y a eu un vrai travail derrière…
JUGEOTE : quelles sont les barrières que vous rencontrez ?
JB : La difficulté c’est pour joindre les personnes influentes… si tu n’as pas le contact direct… c’est très compliqué. Le problème, quand tu es en auto-production, c’est qu’il faut avoir fait tout le boulot pour qu’un label vienne te chercher… quoique pour Dewolff un groupe hollandais c’est arrivé… en live, c’est génialissime. Ils ont notre âge, ils nous ont mis une vraie claque à Lyon.
JUGEOTE : Vos parents ont pris comment votre envie de musique ?
JB : Ils soutiennent notre projet parce qu’ils se rendent comptent que c’est sérieux… il y a vraiment du boulot derrière…du coup ils le ressentent et ils nous suivent. Le fait que nos parents soient musiciens et qu’ils aient l’oreille… ils y croient. On est des passionnés. De toute façon on les a prévenus… pour eux la condition c’était d’avoir le bac… et on l’a eu… Ils aiment ce que l’on fait et ils comprennent
JUGEOTE : Toute à l’heure nous parlions de belle rencontre professionnelle… Vous en avez fait une autre je crois.
JB : oui… en 2010 on a rencontré le « CHINOI » chez Alriq lors d’un concert hommage… il a notamment bossé avec la Mano Negra et les Négresses vertes… entre autres… il nous suit vraiment de près… Pendant un an il est resté à nous accompagner sans rien nous demander. Il est toujours là pour nous. Il n’a pas peur de nous dire ce qui va ou pas… Il nous fait bosser en nous poussant dans nos retranchements parfois… il nous tire vers le haut, alors on lui dit merci.
JUGEOTE : vous avez sorti un EP en début d’année… quels sont vos projets ? Un album peut être ?
JB : Oui l’EP est sorti en début d’année… pff ça passe trop vite… là oui… On compose à fond les ballons…il n’y a pas de date encore. Pour sortir l’album on aimerait être sous un label qui pourrait faire une bonne promotion. Notre véritable premier album on va y mettre toute notre âme et tout ce qu’on a à donner dedans et si on reste en auto-prod c’est pas bon… On n’a pas encore ce qu’il faut pour être diffusés un maximum. Donc en ce moment on cherche un label qui aimerait ce qu’on fait et qui fonctionne au coup de cœur pour nous…

Amis labels à bon entendeur… Un groupe comme les DÄTCHA MANDALA ne peut pas vous laisser indifférents. Alors si vous entendez parler d’un concert où ils sont programmés, n’hésitez plus foncez !!!

Comme par exemple le 31 janvier, au Krakatoa, où  le groupe joue dans le cadre d’un Tribute To Hendrix. En espérant bientôt vous donner des nouvelles positives de ce passionné trio bourré de talent et d’énergie.

 

 

 

Karine G. et Valy D.

Karine G. et Valy D.

Duo issu d'une rencontre un jour de septembre... Valy l'oeil et Karine la plume ont décidé d'unir leur âme d'artiste.
Valy est une passionnée de photo, de musique, mais également de rugby. Quant à Karine, elle est plutôt accro à la pub, au ciné et bien sûr à la musique.

1 Comment

  1. […] groupe bordelais Dätcha Mandala se joint lui aussi à cet hommage. Composé de Nicolas Sauvey (basse, chant et harmonica), de […]