À boire et à mangerZieuter

David Boisseleau, photographe punk & féministe, metteur en scène de la beauté des femmes

David Boisseleau, outre le fait d’être un pote, est alpiniste, photographe, geek, triple papa, passionné de nature sauvage, d’images porteuses de sens, de sports extrêmes, et de musique à énergie brute. Dans le tout, il recherche l’authenticité primaire, la sincérité sans concession, l’acceptation de toutes les formes d’expression de la vie, quel qu’en soit le coût. Rêveur invétéré, hypersensible et incorrigible casse cou, passionné, intransigeant et accueillant, c’est cet état d’esprit qui l’anime dans sa recherche photographique.

Son trip à lui, c’est la mise en scène de la beauté insolente des femmes. Sans tabou, provocation, affichage volontaire, comme une revanche à la soumission imposée par la doxa machiste. Esprit libertaire punk. Esprit des amazones. Ultra provocation de l’affichage du corps sublime, désirable mais devenu inaccessible en punition de l’avoir trop souvent considéré comme un objet.

Esthétisme et militantisme

Tentation, désir, charme, le tout inaccessible, provocateur, comme une torture imposée à ceux qui n’aurait pas respecté les femmes. Sublimation de la violence et de l’humiliation symboliques véhiculées par l’imagerie sexy/glamour classique qui signifie trop souvent la soumission de la femme aux désirs primaires de l’homme. Révolte contre l’utilisation de l’image de la femme comme simple objet de désir sexuel, sans âme, sans caractère.

David Boisseleau

La beauté insolente de Mau’na Moore © David Boisseleau

Révolte contre la déshumanisation du corps de la femme utilisé uniquement pour sa plastique. Redonner aux femmes le pouvoir de séduire librement, de s’afficher sans être soumise au jugement des hommes. Révolte contre la dichotomie mère/pute imposée par la doxa machiste qui interdit aux « mères » de s’afficher sensuelles, désirables et qui impose aux « putes » de n’être plus que des objets, esclaves sexuels souriantes et dociles. Rendre sa liberté à la femme de s’afficher, de provoquer, d’exciter ou non, de jouer ou pas avec le désir masculin. Redonner le pouvoir et la liberté d’affichage aux femmes dans toute leur splendeur spirituelle et sensuelle.

Ne plus avoir peur du regard, du violeur, du mari jaloux, être libre de disposer de son corps, ne plus se cacher. Ne pas céder à l’injonction tacite qui est faite aux femmes d’être des poupées sexuelles (bimbos stéréotypées) ou de se cacher (voile, obésité, négation du corps), de ne pas effrayer les hommes, de ne pas prendre le pouvoir, de ne pas les dominer. Rendre compte avec dignité de la beauté sublime du corps d’une femme.

Le photographe et sa muse

David Boisseleau expoEn fait, le meilleur moyen de visualiser les mots qui précèdent est de venir ce vendredi 27 novembre au SHAKE ART #14 où David expose à la DJ Art School, l’unique école de formation pour DJ et producteurs de musique à Bordeaux, en compagnie de 2 autres artistes sur fond de rap et de dj set. 

Avec sa muse, Mau’na Moore, il présente plusieurs images issues de leur collaboration depuis 1 an maintenant, fruit d’un travail et d’une réflexion partagée. Images construites en commun par une longue démarche d’apprivoisement mutuel, de recherche sur le sens de l’affichage de la féminité en photo et par la confiance et la complicité qu’ils ont choisi de s’accorder sans laquelle ils n’auraient pas pu mener ce travail avec toute la liberté et le temps voulus.

Ah oui ! j’oubliais ! Pour David Boisseleau, photographe punk & féministe, real punks are quiet & peaceful ! 😉
Shake art

Isabelle Camus

Isabelle Camus

Journaliste, serial blogueuse, anglophile, tea-addict et ecolo-geek de la génération X.
Peu adepte des chemins balisés, elle a vécu moultes aventures dans la sphère journalistique bordelaise en collaborant à Sud Ouest, Aqui.fr, Spirit, Human & Terre et Rue89 Bordeaux.
Activité bitextuelle (print + numérique) à laquelle il faut rajouter la création du blog “Chartron's place to be”, du pure player “My Global Bordeaux” et du petit dernier "What a biotiful world" relais de plusieurs années dans le secteur des produits culturels.
Savourant tous les jours sa chance de vivre dans une ville magnifique en bordure d'eau, non seulement XVIIIème, mais plate, elle entretient indéfectiblement et par tous les temps, son penchant naturel pour le glocal (penser global et agir local)... à vélo !