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Kélé, un projet pour changer de regard sur l’Afrique et sortir des stéréotypes

Thomas Glantenay a vécu au Mali pendant 5 ans, de 2006 à 2011, pour son travail dans le tourisme. Arrivé là-bas par hasard, comme beaucoup, il tombe littéralement amoureux d’un pays attachant aussi bien culturellement qu’humainement.

Stagiaire, au départ, sur un projet de développement rural et de tourisme solidaire, il est engagé comme volontaire à Volontariat de Solidarité Internationale.

Suite à quoi il travaille 2 ans dans une agence de voyage réceptive, pour finir par créer un maquis = bar restaurant en plein air local à Bamako. Après cette expérience et compte tenu des événements qui éclatent, il décide de rentrer à la maison, à savoir Bordeaux, pour y monter un projet sur le continent qu’il vient de quitter.

Les liens tissés entre Bordeaux et l’Afrique sont nombreux.  Thomas décide de créer un projet autour du design africain contemporain, que l’on connait beaucoup moins que l’artisanat traditionnel. L’art africain en effet ne se limite pas aux masques et aux statues. Le Design textile et l’art du recyclage en sont deux grandes tendances, même si elles sont inspirées de techniques de fabrication traditionnelle où se mélangent tradition revisitée et modernité moins stéréotypée.

Le 18 Décembre, en première partie de soirée (19h/00h), il organise un évènement dans le cadre de ce projet, baptisé Kélé (« un » mais aussi « unis » en langue bambara du Mali), pour contribuer à changer de regard sur l’Afrique, à travers des évènements mêlant produits de design africain contemporain, musique/concert, expos, gastronomie…etc.

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L’idée pour lui est bien de diffuser un continent africain innovant, positif, contemporain et créatif, sorti des clichés dans lequel on le classe trop souvent et de l’image négative qui lui est aussi régulièrement collée.

Un concert, une expo et une boutique sur l’Iboat

Le 18 Décembre donc, aura lieu le concert du groupe franco-malien d’electro-mandingue, Midnight Ravers. Un projet porté par le batteur du groupe de dub français High Tone, Dom Peter. Ils viennent tout juste de sortir un  deuxième album, Sou Kono, et seront en tournée à la fin de l’année.

Midnight Ravers - Photo Groupe
Le résultat, mélange de sonorités traditionnelles maliennes et de sons plus « occidentaux » actuels, comme l’electro, le dub, le rap, colle tout à fait avec l’esprit de son projet !

Dans le même temps, sera proposée une boutique de produits contemporains en tissus wax africains. Des « petits » accessoires, des casquettes, des cravates, des noeuds-paps, des parapluies….
Présentée également, une expo de dessins réalisés à Bamako par un des joueurs du groupe qui  a aussi illustré l’album, quand un DJ-set sera assuré par DJ Marakatoo et Dom Peter.

 Quelques liens pour plus d’infos :

– L’évènement à l’Iboat sur FB : https://www.facebook.com/events/1034221199963836/

– Midnight Ravers : https://soundcloud.com/midnight-ravers

Et aussi : http://www.deezer.com/album/11053700

Et pour terminer, quelques critiques presse suite à la sortie du dernier album de Midnight Ravers, Sou Kono, au mois de Septembre :

  •  « Un magnifique combo d’électro-mandingue » FRANCE CULTURE / Disque du jour
    Lien vers le podcast (à 8min10) : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5087893#
  •  « Une rencontre France-Mali pêchue et onirique  » RADIO NOVA / Nouveauté
    Lien vers le podcast de l’émission ( à 9 min 15) : http://www.novaplanet.com/radionova/49307/episode-macki-festival
  •  » Dom Peter offre des sons très travaillés, parfois tourmentés, souvent aériens. Associés aux instruments traditionnels, kora, n’goni, djembé,  il s’en dégage une pulsation originale, tantôt lumineuse, tantôt envoûtante (« Diarabi », « Guinguin » ) renforcée par la présence vocale de Fatim Kouyaté qui fait vibrer toutes les cordes des émotions, ferveur, joie, tristesse… » – CULTUREBOX
  •  » Nouvel opus inclassable de ce que Dom Peters appelle Malitronica, laissant libre cours à la kora de Madou Diabaté et à la griotte Fatim Kouyaté. Singulier et rafraichissant. « TRAX
  •  » Une sensibilité qui transpire par tous les pores de la musique créée, émotionnellement intense. »LE PROGRES
  •  » Fatim Kouyaté, le griot au n’goni Assaba Dramé et le joueur de kora Madou Sidiki Diabaté collaborent ainsi avec Dom Peters pour délivrer une flamboyante « mali-tronica » « – 20 MINUTES
  •  « Un 2ème album où la finesse des ambiances électroniques et les tounoiement des instruments traditionnels servent les mélopées belles et tristes  de la chanteuse lead Fatim Kouyaté » – SUR LES RAILS
  •  » La transe bamakoise de la rentrée «  – AFRISCOPE
  •  » La pépite du jour comme un symbole c’est Midnight Ravers et Diarabi. Il n’y a pas une rencontre entre deux musiques, il s’agit d’une musique, d’un mélange soyeux et beau. »ANOTHERWHISKYFORMISTERBUKOWSKI.COM
  •  » C’est cette démarche sincère d’ouverture à l’autre qui a fait (re)naître Midnight Ravers comme un nouveau combo éléctro-mandingue » –AFRIK.COM
  •  » Midnight Ravers s’est à présent mué en véritable combo « musique métisse » depuis l’enregistrement de son nouvel album ce printemps 2015 à Bamako et à Lyon. »PTITBLOG.NET
  •  » D’un côté, un trio issu du Continent Noir, de l’autre, une triplette héxagonale; voici la fusion qui a fait (re)naître Midnight Ravers comme un nouveau combo éléctro-mandingue, alliant cette fois musique, dessin et vidéo « AFRIK1FLUENCES.COM

 

Isabelle Camus

Isabelle Camus

Journaliste, serial blogueuse, anglophile, tea-addict et ecolo-geek de la génération X.
Peu adepte des chemins balisés, elle a vécu moultes aventures dans la sphère journalistique bordelaise en collaborant à Sud Ouest, Aqui.fr, Spirit, Human & Terre et Rue89 Bordeaux.
Activité bitextuelle (print + numérique) à laquelle il faut rajouter la création du blog “Chartron's place to be”, du pure player “My Global Bordeaux” et du petit dernier "What a biotiful world" relais de plusieurs années dans le secteur des produits culturels.
Savourant tous les jours sa chance de vivre dans une ville magnifique en bordure d'eau, non seulement XVIIIème, mais plate, elle entretient indéfectiblement et par tous les temps, son penchant naturel pour le glocal (penser global et agir local)... à vélo !