Architecture

Transfert 5 dans les starting-block

Comme nous vous l’annoncions en primeur le mois dernier, l’édition n° 5 de Transfert, va se dérouler dans l’enceinte du bâtiment classé qui fut à l’origine l’Institut des jeunes sourdes imaginé, par l’Abbé de l’Epée (d’où le nom de la rue !!!) mais que les bordelais connaissent mieux sous le nom de Castéja (à cause de la rue !!!), l’ancien Commissariat central de Bordeaux.

Une exposition « impressionnante »

Grâce au soutien de la Mairie, en la personne de l’adjoint à la culture Fabien Robert qui a intercédé auprès de l’acquéreur Gironde Habitat, le collectif Transfert, aujourd’hui bien ancré dans le tissu bordelais du graffiti, s’est installé dans le lieu depuis plusieurs semaines dans le but de produire… ce sont leurs mots : « Quelque chose d’impressionnant ! »

Jeudi 28 mai, Jugeote assistait à la conférence de presse et à pu suivre en avant-première, une visite guidée des multiples installations en cours de création. Oui, on peut vous dire que ç’est déjà impressionnant !

Créations In-situ et tableaux d’ateliers

Un moment de pause pour les graffeurs

Un moment de pause pour les graffeurs

Parce que dans la plus grande partie de la vingtaine de salles entourant la cour intérieure, les artistes -ils étaient d’ailleurs presque tous là, en plein travail- nous font passer d’un monde à un autre. Pour ces créations in-situ, certains n’utilisent que la peinture, d’autres du carton, du bois, d’autres tout à la fois, ici coupant un mur pour créer un effet de trompe l’oeil, là rajoutant un volume. Toute cette modernité dans ce beau vieux bâtiment du 19ème, on peut dire que ça le fait ! Et sur une surface, elle aussi impressionnante, de 3 500 m2.

Dans les grandes salles (celles où on venait faire la queue pour récupérer son passeport, sa carte grise ou son permis de conduire…) des bénévoles finissent de passer un coup de blanc sur les vieilles peintures jaunissantes. Ces salles sont destinées à recevoir les tableaux faits en atelier par les artistes.

Quatre fois plus d’artistes que pour la 1ère édition !

Sismik et Azote s'installent à Castéja

Sismik et Azote s’installent à Castéja

Ce sont donc 30 graffeurs et plasticiens (ils n’étaient que 7 ou 8 pour la 1ère édition), de Bordeaux, Angoulême, Toulouse, Paris… mais aussi d’Italie et jusqu’à Montréal qui ont investi les lieux pour trois mois de préparation et trois mois d’exposition.

Nous vous les présentons, au grand complet :

Anti (Paris) – Charl (Club Mickey-Bordeaux) – Disketer et Landroïd (Les Parpaintres-Bordeaux) – Gaspar (Les Frères Coulures-Bidart) – Jone, Crewer et Trakt (Peinture Fraiche-Bordeaux) – Kashink (Paris) – Kegrea (Angoulême) – Kendo (Bordeaux) – Obad (Montréal-Canada) – Le Coktail (Bordeaux) – Limpio (Bordeaux) – Manu Faktur (Bordeaux) – Mioter (Les Parpaintres-Bordeaux) – Mozone (Rimini-Italie) – Nabis (Bordeaux) – Rooble et Odeg (Les Frères Coulures- Bordeaux) – Repaze et Saïr (777-Bordeaux) – Sismik et Azot (Saint-Céré) – Skinjackin (Bordeaux, Paris) – Tack (Club Mickey-Bordeaux) – Sike (Toulouse) – X-Or (Bordeaux) – TER (Toulouse) – Les Chattes de Cimetière (Bordeaux)

En hommage au lieu…

Le premier souhait de l’équipe de Transfert en arrivant sur le lieu, a été d’en retrouver l’âme. Car dès l’entrée, ouverte sur la rue Abbé de l’Epée, se tient la statue du bienfaiteur et sur les murs, des sculptures représentant la langue des signes.  Ils ont ainsi contacté Sylvaine Tendron, une artiste des Beaux-Arts, elle-même malentendante, qui les aidera à ouvrir le lieu au public sourd, avec des visites guidées en langue des signes et des teasers mixtes qui traduiront textes et musiques.

La langue des signes sculptée sur les murs

La langue des signes sculptée sur les murs

De nombreux rendez-vous interactifs

Pour que cet événement touche et intéresse un maximum de personnes, le collectif a prévu moultes rendez-vous et animations :

* Les visites guidées en groupe, autour de 6 thématiques, assurées par Céline, médiatrice culturelle. Commentées en plusieurs langues (français, anglais, espagnol, portugais, allemand et donc, langue des signes). D’une durée de 1h ou 1h30, elles aideront le public à mieux comprendre la démarche des artistes.

* Les visites-ateliers, pour adultes et enfants, d’une durée d’environ 3 h avec les artistes, là aussi autour de 6 thématiques.

* Les nombreux concerts autour des afterwoks, les jeudis et vendredis, de 17 h 30 à 21 h 30. Car l’événement se veut aussi promoteur de la scène locale, sur tout ce qui se fait en musique, avec pas mal d’électro toutefois. Il y en aura une trentaine sur les 3 mois que dure l’exposition, organisés par 5 collectifs, dont Template, Di Rom et Captain.

* Le Verger/La Serre, collectif de DJs qui se déplaceront des Vivres de l’Art à Castéja pour des après-midis musicaux…

Du 27 juin… au 26 septembre

Début des hostilités… le 27 juin prochain avec des animations prévues dès 14 h (visites, performances, théâtre, poésie…) et un showcase du collectif de musique électronique Template à partir de 17 h…

Et la fête jusqu’au 26 septembre avec un dé-vernissage qui fêtera l’aboutissement de cette 5ème édition : concert de Mabreuch et d’Odezenne, groupe bordelo-parisien, OVNI du rap français qui avait fêté en 2013 sont 100ème concert aux Vivres de l’Art et qui s’est produit sur la scène de l’Olympia en mars dernier.

Vous trouverez  l’intégralité du programme sur : www.expotransfert.fr

Le compte-rendu des éditions précédentes sur leur page Facebook : www.facebook.fr/tr4nsfert

Véronique Berge

Véronique Berge

Farfouilleuse éclectique, dévoreuse de bouquins, passionnée par les rencontres et les aventures humaines, positive et incorrigible optimiste, elle aime tout ce qui a la capacité de faire « rêver la vie » et l'améliore.