Zieuter

The Revenant

Les voix de sa défunte Bien-Aimée lui marmonant,
De s’accrocher aux racines des arbres environnants.
Dangers et tempête, de toute part, le talonnant.
Pas d’oiseau de bonne augure, autour de lui planant.
Des nuits au sens aussi pertinent que profanant.
Une lutte contre éléments et embûches. Aliénant !
Mi Homme, Mi Sauvage, Il avance tâtonnant.
Criblé de griffes, le corps meurtri, saignant.
Les maux le traversent : lancinants.
Nourrissant l’espoir du lendemain, au soleil déclinant.
Le vent dans les oreilles cinglant, permament.
Neige à perte de vue. Monts et plaines foisonnants.
Le froid, jusque dans son coeur cognant.
De son mutisme, les émotions s’y contenant.
Revanche et survie, dans son esprit résonnant.
L’accalmie se lit à l’aurore rayonnant.
Au travers des branches des sapins culminants.
En lui, l’Humain et l’Animal jouent donnant / donnant.
Un parcours du combattant où s’alignent les avenants.
Le glas cessant le calvaire se fera-t-il sonnant ?

Un spectacle prégnant, fascinant.

Confirmation d’un talent éminent !

Qui signe ici « The Revenant ».

Fleur D.

Fleur D.

Des mots, son verbe est jongleur. Elle essaie de respecter ses valeurs. Elle égaie sa vie en couleurs. Elle éponge les peurs. Elle embellit les douleurs. Son ton est persifleur.